Créer son blog


Les graines de palétuviers de la Martinique ramenées le 14/10/2008, positionnées dans le refuge de mon bac en sont dorénavant au stade 8 feuilles après 278 jours. 

J'ai aussi des boutures de coraux durs à échanger (voir photo...).....

 Contact : vidaljp@aol.com

Mon bac en live ici (entre 10 et 21 H) : http://ungda.eu

Si vous ne voyez rien essayez http://jpvcam94300.scrapper-site.net:6000/view/index.shtml si vous n'avez toujours rien c'est en maintenance, revenez ultérieurement, merci. 



Catégories


Accueil
La technique
Le peuplement de l'aquarium
Les incidents de parcours
L'évolution de l'aquarium
toutes...
Notes récentes
L’Aiptazer : arme fatale ..
[20/07/2009]

Blanchiment des coraux 05..
[5/04/2009]

Nouveaux arrivants en jan..
[24/01/2009]

Des nouvelles des habitan..
[6/12/2008]

Paramètres du bac et cyan..
[22/11/2008]

Un palétuvier dans un aqu..
[25/10/2008]

Un palétuvier dans un aqu..
[14/10/2008]

Changement d’eau « to do ..
[28/09/2008]




20/07/2009 17:19
L’Aiptazer : arme fatale dans la lutte contre les majanos, aiptasias et autres indésirables ?  4 commentaires

Comme tout le monde je subis la présence et le développement inconsidéré d’anémones indésirables arrivées avec les pierres vivantes pour la plupart.

 

La plupart d’entre nous ont eu à lutter contre les aiptasias. Dans mon bac, pas une seule, par contre une prolifération d’anémones de type majanos ou apparentées.

 Majanos 1.jpg

 

 

 

J’ai essayé la lutte biologique bien sur : les Lysmata wudermani, plusieurs introduites dès le début du bac, j’en ai encore racheté 5 il n’y a pas longtemps….aucun effet.

 

Le Chelmon rostratus, sachant qu’il y a souvent un problème d’acclimatation, bien sur il n’a pas supporté le stress lié à l’agression dont il était victime de la part des autres habitants de l’aquarium. Je regrette encore aujourd’hui de l’avoir acheté, à la limite on pourrait se demander pourquoi ce poisson est en vente vu les échecs répétés de maintenance contre quelques réussites, de toute façon les majanos ne l’on pas intéressé.

 

 

J’ai essayé un Chaetodon xanthurus, même si a priori il n’a rien à faire dans un aquarium récifal parce qu’il mange aussi les coraux mais est censé s’occuper des majanos et consoeurs, même combat il n’a jamais été intéressé par les majanos et autres et sa vie malheureusement a été courte.

 

 

On parle également du poisson lime Acreichthys tomentosus qui lui s’est très bien adapté dans mon bac, tellement bien qu’il adore les artémias. Lors de leur distribution c’est à vrai dire le seul moment où on le voit dans l’aquarium !!! Bien sur les majanos il n’y a jamais touché, je le comprend moi aussi je préfèrerai les artémias….

 

La lutte chimique, seringue avec vinaigre, acide dilué ou non, soude j’ai déjà donné dans un bac précédent et je dois avouer qu’il faut être toujours sur la brèche pour traiter lorsqu’il n’y a que quelques spécimens indésirables, si on ne le fait pas bien, on disperse des débris d’anémones dans le bac et le remède est pire que le mal.

 

Quand aux produits type Joe’s juice, je refuse de donner de l’argent pour un produit qui n’est jamais que de la soude …sauf que ce n’est pas vendu au même prix…et que c’est du vol qualifié……

 

Bref, à force de ne pas faire grand-chose, je me retrouve avec une population de majanos qui atteint sans doute plus d’une centaine d’individus, qui se perche partout, qui se déplace et qui commence à gêner certains coraux.

majanos sur bénitier.jpg 

Il fallait vraiment que je fasse quelque chose.

 

J’ai vu ici et là, sur des forums, des posts à propos d’un petit appareil qui semblait efficace contre les aiptasias. Son concepteur, Alain34 , précisait également qu’il permettait de lutter contre toutes les autres formes de nuisibles de ce genre.

 

 

Vu le prix modéré de l’engin (le prix de 2 wudermani….sauf qu’il ne mange pas…) j’ai décidé de l’acquérir pour essayer.

  

Aucune difficulté pour l’acquérir, Alain34, est manifestement rodé. L’ensemble reçu fait très "pro" (bien qu'Alain34 soit un particulier récifaliste passionné...) d’aspect, très simple puisqu’il n’y a qu’un bouton poussoir (ici côté droit).

 Aiptazer vue ensemble 18072009.jpg

La partie active et consommable, ce sont les électrodes, l’appareil délivre du courant continu, génère localement une tension dans l’organisme à détruire et donc également une électrolyse de l’eau de mer. L’anode (l’électrode que vous mettez en contact du nuisible) va donc subir une dissolution et se recouvre d’une couche d’oxydes tandis que la cathode se recouvre uniquement d’une couche d’oxydes métalliques à partir des sels dissous dans votre eau de mer. Ceci signifie, pour l’efficacité, qu’il faut nettoyer fréquemment les électrodes pour garder une bonne conductivité et donc une bonne efficacité du système. D’autre part la dissolution anodique entraîne une disparition de l’anode mais Alain34 y a pensé, il y a donc une réserve de fil dans le « tube » blanc : il suffit de tirer et de dénuder une nouvelle longueur d’anode.

 

Aiptazer pointe usée.jpg

On voit bien l'usure de l'électrode, le cuivre apparaît tout au bout. 

C’est vrai que l’on pourrait imaginer quelque chose d’encore plus ergonomique mais cela fonctionne parfaitement.

  

Pour l’utiliser, on plante l’électrode (l’anode) dans la bête à éliminer.

Utilisation 1.jpg 

 

 Utilisation 3.jpg

C’est vrai que les majanos ne se rétractent pas facilement, c’est facile d’y faire pénétrer l’électrode, pour les aiptasias et autres anémones, il faut tirer dans le trou où elles se sont réfugiées au contact de l’engin.

 

 

On appuie sur le bouton poussoir, l’appareil émet un bzzz signifiant qu’il fonctionne, vous verrez des bulles de gaz venant de l’électrolyse de l’eau de mer se dégager signe que cela fonctionne, la majano piquée change de couleur et se rétracte.

 Utilisation 2.jpg

 

Le plus souvent elle meure en quelques secondes ou dizaines de secondes pour une grosse et elle se retrouve souvent accrochée à l’électrode, il suffit alors de la sortir de l’eau.

 Utilisation 4.jpg

 

Voici quelques images comparatives pour illustrer l'action de l'Aiptazer...avant et après utilisation. 

Majanos 1.jpg 

Majanos 2.jpg

Là, il ne reste plus qu'une majano sur la roche à côté de la sinularia.

Majanos 3.jpg

Majanos 4.jpg

A gauche de l'Euphyllia plus rien.....

Utilisation 5.jpg

Utilisation 6.jpg

Là, à droite de l'acropora où il y avait un massif de majanos....plus rien non plus.

Bien sur les régions inaccessibles du bac parce que non visibles le seront également pour l’Aiptazer…..pas de miracle.

 

Gros avantage, les anémones s’enlèvent facilement en mourant donc moins de risques de dissémination.

 

 

Quand aux risques d’utilisation, pour ceux qui ont peur de mettre du courant continu dans leur bac, ils leur suffit alors réviser leur cours de physique ou consulter la vie de Thomas Edison (http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Edison#Invention_de_la_centrale_.C3.A9lectrique) par exemple. Lors de l’utilisation, l’électrolyse génère également oxygène et hydrogène et il est possible que l’oxygène naissant, oxydant puissant, ai une action toxique locale sur l’organisme piqué ce qui aide à la destruction, bref cela fonctionne.

 

Voici un tableau de chasse de majanos, après une ½ heure de combat. Il a fallu , dénuder une dizaine de fois l’électrode pour détruire plus d’une centaine de majanos et consorts.

 Cadavres Majanos.jpg

 

En conclusion, efficace, simple, sans produit ou poudre de perlin-pinpin mal maitrîsés, bien sur comme il y a dissolution anodique on solubilise du cuivre (entre autre) dans le milieu mais à des doses ou on le considèrera comme un oligo-élément.

Si la lutte biologique, avec des moyens naturels, fonctionnent dans votre bac, tant mieux mais si ce n'est pas le cas, essayez donc l'Aiptazer.

 

Chapeau pour la réalisation à alain34 et mort aux majanos....

Le plus dur dans l'histoire c'est d'avoir été négligent et de n'être pas intervenu avant....cela m'aurait évité d'y passer trop de temps le week-end dernier.

 

 





05/04/2009 11:27
Blanchiment des coraux 05042009  0 commentaires

En janvier 2009, j’ai commencé à avoir des problèmes de blanchiment rapportés sur ce même blog. Un de mes acroporas présentait, le 28 décembre, un début de blanchiment.

D’abord limité à quelques pointes, la zone blanchi a augmenté peu à peu.

Blanchiment Acropora millepora 28122008.jpg 

A compter du 10 janvier, j’ai augmenté la quantité d’iode apportée par semaine en donnant 2O mg de KI (2 ml d’une solution à 10 g/l) et, parce qu’elles avaient plus d’un an, j’ai remplacé le 17 janvier les 2 ampoules de mes HQI 150 W par 2 ampoules à 16000 K (contre 10 000) auparavant).

A partir du 21/02 je suis passé à 4 ml de KI parce qu’il n’y avait aucun résultat visible.

J’ai également contrôlé, le 28/02  ma teneur en Mg, ce que je ne faisais pas de manière systématique, 1050 mg/l donc trop faible. A compter du 2 mars (le temps de me procurer du chlorure de Mg, je n’avais que du sulfate) j’ai commencé à ajouter du Mg, avec ma pompe doseuse, à raison de 100 ml par jour d’une solution à environ 32 g/l. J’ai arrêté le 21 mars, mon taux de Mg est aujourd’hui de 1290/1320 ce qui est correct.

 

Le 7 mars j’ai enlevé les 2 acroporas presque entièrement blanchis, après avoir fait des boutures, seules une d’entre elles a survécu.

Blanchiment Acropora millepora fin 2 07032009.jpg

Blanchiment Acropora sp fin rapide 07032009.jpg

J’ai également cassé la partie de l’Hydnophora qui blanchissait et l’ai bouturé, la bouture a survécu et le pied mère semble en forme sans blanchiment visisble.

Boutures JPV dispos 05042009.jpg

 

Blanchiment Hydnophora 05042009.jpg

La cicatrice provoquée par l'abalation d'une partie du pied mère se cicatrise correctement, plus de trace de blanchiment.

Le Seriatopora hyxtrix semble lui aussi sauvé bien que blanchi en grande partie, je l’ai placé, la partie blanchi, contre les pierres vivantes, il n’est pas très beau au verra dans le futur comment il évoluera.

Blanchiment Seriatopora Hyxtris 05042009.jpg

 

A priori, seul des coraux présent historiquement dans mon bac n’on pas été atteint, je me demande si ce blanchiment n’a pas été importé dans mon bac avec les derniers coraux acheté tous chez le même poissonnier ?

je ne sais aujourd'hui si les actions que j'ai mené ont été responsables de l'arrêt du blanchiment ou si cela aurait été stoppé de toute manière.





24/01/2009 13:34
Nouveaux arrivants en janvier 2009 et blanchiment d'un acropora  0 commentaires

La population de coraux durs a été augmentée à la mi-décembre par l’achat de 2 acroporas sp ,vert pour l’un, avec une forme gracile et de très petits polypes, vert avec les pointes mauves pour l’autre, de forme plus trapue avec des polypes plus longs.

 Acropora sp ver 13122008.jpg

 

 Acropora sp vert pointes mauves 13122008.jpg

 

 

Achat également d’un Ricordea florida vert fluorescent qui c’est tout de suite adapté et s’épanouit gentiment.

 Ricordea florida 13122008.jpg

 

 

Enfin, un Turbinaria reniformis a rejoint les autres habitants le 17 janvier, je l’ai fixé sur le décor du fond, bien sur, la résine époxy blanche est esthétiquement contestable …mais les coralines vont l’envahir très vite et elle devrait se fondre dans le décor.

 Turbinaria reniformis 17012009.jpg

 

Comme mon quota de poissons est atteint (9 pour 380 l réels), j’ai acquis 3 crevettes Lysmata amboinensis pour donner de la couleur au bac. Il y en a 2 qui ont élu domicile derrière une des 2 pompes de brassage,

 lysmata wudermani derrière pompe 17012009.JPG

 

 

Elles descendent volontiers sur le sable à l’heure du repas, ce qui donne une touche colorée rouge flashy dans le bac contrairement aux 2 L. wudermani qui elles sont vraiment timides.

 

 

Par contre, un de mes acroporas est malade. Ayant eu la bonne idée d’aller faire du ski pendant les vacances de Noël, mon bac a été  « maintenu » pendant 1 semaine par un éleveur de fourmis (mon fils) et non de poissons (mais y a-t-il un lien ?).

En revenant, un de mes acroporas présentait, le 28 décembre, un début de blanchiment.

D’abord limitée à quelques pointes, la zone blanchie augmente peu à peu.

 Blanchiment Acropora millepora 28122008.jpg

Le  1er janvier,

 Blanchiment Acropora millepora 01012009.jpg

Le 10 janvier,

 Blanchiment Acropora millepora 10012009.jpg

Le 17 janvier,

 Blanchiment Acropora millepora 17012009.jpg

Et enfin le 24 janvier 2009.

 Blanchiment Acropora millepora 24012009.jpg

Il aura bientôt perdu complètement ses zooxanthelles, c'est cependant peu visisble, des algues colonisant rapidement la place laissée libre.

A compter du 10 janvier, j’ai augmenté la quantité d’iode apportée par semaine en donnant 2O mg de KI (2 ml d’une solution à 10 g/l) et, parce qu’elles avaient plus d’un an, j’ai remplacé le 17 janvier les 2 ampoules de mes HQI 150 W par 2 ampoules à 16000 K (contre 10 000) auparavant).

 

A priori, pas d’amélioration visible, par contre aucun autre corail ne semble présenter de symptômes identiques, ils se portent apparemment très bien.

 

 

Je verrais sur le long terme ce qui advenir de l’acropora malade.

 





06/12/2008 18:33
Des nouvelles des habitants nouveaux et anciens le 6 décembre 2008  0 commentaires

Les deux graines de palétuviers placées dans le mineral mud (les 2 les plus en arrière) du refuge depuis le 25 octobre commencent à avoir une pousse de l’extrémité supérieure qui, je suppose correspondra au départ de feuilles. On voit bien la différence par rapport aux 3 autres graines de palétuvier, au premier plan, qui elles sont uniquement dans l’eau et non dans le sol.  Il a donc fallu environ 6 semaines pour obtenir ce résultat….soit beaucoup moins que ce que j’avais pu trouver dans la littérature….

 Graines palétuvier début feuilles 06122008.jpg

Nouvel habitant du 28 septembre Acreithys tomentosus, poisson lime, pas beau, mais il est sensé prendre en charge l’éradication des majanos dont j’ai un nombre respectable bien que, depuis quelques temps, elles ne soient plus en expansion. Il semble bien cependant que le poisson lime n’y soit pour rien….Même si heureux possesseurs de ce poisson précise qu’il lui faut parfois plusieurs semaines avant de s’attaquer aux anémones…..et bien il n’a pas l’air au courant qu’il est là pour cela…..parce que cela fait 2 mois et.....rien. D’une autre manière ce poisson est sensé aussi ne pas être à sa place dans un bac avec des coraux mous, il mangerait zoanthus et autres….J’ai surtout remarqué qu’il préférait les artémias lorsque c’est l’heure de la distribution de nourriture….Bref pour l’instant il ne s’attaque à rien du tout…..

 Poisson lime Acreithys tomentosus 28092008.jpg

 

Enfin, le dernier achat en date, fin novembre, Catalaphyllia jardinei et Tridacna derasa . Ce dernier pour remplacer les 2 T. maxima gentiment boulotté par les BH. Vue sa taille j’espère que ce problème sera évité.

 Catalaphyllia jardinei 30112008.jpg

 

 Tridacna derasa 06122008.jpg

Enfin, les boutures de montipora sont bien parties, la plupart prennent et se développent.

 Boutures montipora 06122008.jpg

 

 

 

D’ailleurs la souche mère est le SPS qui se développe vraiment le plus rapidement dans mon bac, très loin devant les autres coraux durs.

 Montipora 06122008.jpg

 

Regarder d’ailleurs la taille qu’elle avait lorsque je l’ai acquis le 7 juin 2008.

 PICT2836.JPG

 

Même chose pour le briareum qui colonise activement le décor du fond du bac

 

 Briareum 06122008.png

 

 

 

regarder la différence de taille par rapport à celle qu’il avait initialement le 18 juillet 2008. Avec les pachyclavularia dans quelques années le fond sera entièrement recouvert.

 Briareum 072008.JPG

 

Il me reste à aller faire un tour au Poisson d’or pour trouver quelques coraux flashy…

 

Et oui, c’est Noël !!!!

 

 

 

 

 


22/11/2008 17:43
Paramètres du bac et cyanobactéries  0 commentaires

J’avais depuis quelques temps un début d’apparition de cyanobactéries (rouges sombres) le long du bord du peigne de la décantation ainsi que dans d’autres endroits du décor du fond du bac  

Cyanobactéeries 112008.jpg

On voit bien le tapis rouge sombre et les bulles d'oxygène à la surface du tapis de cyano et pourtant tous les paramètres de mon bac sont corrects, maintenus à peu près stables, dans les limites du raisonnable, depuis déjà quelques mois. Les poissons sont en forme, pas trop nourris, les coraux mous et durs se développent sans problèmes, la chasse aux corallines sur la vitre avant du bac chaque semaine est d’ailleurs fastidieuse.

Les nitrates et les phosphates, à chaque fois où ils ont été contrôlés (tests Salifert), dans la limite de ce que peuvent faire des tests colorimétriques, n’ont pas permis de détecter des quantités mesurables de ces deux éléments. Alors syndrome du bac propre ???

Température évolution 221108.jpg 

C’est la température qui est peut-être le plus difficile à réguler à 25°C en récifal avec 770W de HQI. J’ai installé une climatisation dans le séjour où se trouve le bac, réglée vers 21°C en été, elle permet au bac de ne pas dépasser 28°C sauf les jours où je me rate sur la programmation et, dans ce cas, les 30°C peuvent être atteint mais c’est uniquement un accident.

 Conductivité évolution 221108.jpg

La densité est stable, exprimée en salinité le minimum a été de 32,5, le maximum de 33,5 g/l.La densité moyenne est proche de 1,023. Les quelques variations importantes et très périodiques visibles sur le graphe sont liées, soit à un ajustement de la densité après une dérive de la sonde de conductivité vue à travers l’utilisation d’un autocontrôle avec une solution à 35 ms, soit à une modification (en novembre) de la capacité de refoulement de la pompe principale de remontée ce qui a augmenté le volume total (hausse du niveau) du bac principal, donc une baisse de volume de la décantation compensée par le capteur de niveau par de l’eau osmosée. J’ai ensuite et rapidement redressée la valeur de la densité à 1,023.

Ca et RH evolution 221108.jpg

Le taux de calcium, un peu faible au démarrage du bac s’est rapidement stabilisé vers 400 mg/l. L’ajout d’une solution CaCl2/MgSO4 de manière systématique est réalisé depuis fin août avec une pompe doseuse Grotech NG III à raison de 100 ml/J en 24 fois dans la décantation, les premiers coraux durs ayant été introduits en juin 2008. Les quelques valeurs élevées sont sans doute des ratés d’utilisation du test (Salifert) associés à la flemme de recommencer !!!! La moyenne sur un an est de 400 mg/l. Les corallines poussent très fortement et sont mêmes ch…..à nettoyer sur les parois du bac, les coraux durs croissent vite, particulièrement le  Montipora.

Le potentiel redox (RH) a lui, très logiquement, augmenté régulièrement avec la maturation du bac, puis décru avec l’introduction des vivants pour avoir dorénavant une valeur moyenne de 480 mV. A noter que les épisodes avec un très fort pic vers les bas potentiels (milieu réducteur) est systématiquement associé à un nettoyage (ou une levée d’une tempête ) des sédiments au fond de la décantation.

 Carbonates alcalinité evolution 221108.jpg 

L’alcalinité, assez élevée les premiers mois, c’est ensuite stabilisée à 2,9 meq/l (8 dKH). Comme le calcium, elle est depuis la fin août 2008 systématiquement maintenue par ajout de NaHCO3/Na2CO3 avec une pompe doseuse Grotech NG III à raison de 100 ml/J en 24 fois dans la décantation. L’apparition de cyanobactéries il y a environ 3 semaines et leur développement même peu rapide m’a amené à décider d’élever cette valeur. Une solution plus concentrée en carbonates est donc utilisée depuis le 7 novembre, l’alcalinité monte en conséquence et atteint 3,3 meq/l (9,3 dKH).

 pH evolution 22112008.png

Le pH est plus difficile à maintenir également, dans mon cas une dérive de l'électrode dans les premiers mois de démarrage, m'a trompé...Il n'atteignait pas 8,4 mais 8,00...Comme quoi il ne faut pas être trop laxiste...Je fais dorénavant des autocontrôles plus régulièrement pour éviter le problème. Malgré l'utilisation de solutions de carbonates avec un ratio permettant normalement de viser un pH de 8,4 ce n'est jamais le cas, le plus souvent 8,1 en fin de journée. Par ailleurs le matin la valeur est d'environ 7,8 avant allumage des HQI.

 

Après avoir lu ce qui est accessible via le web sur la maîtrise des cyanobactéries, il semblait qu’une certaine action de l’ajout de vodka pouvait, en favorisant le développement de la population bactérienne, entraîner une compétition permettant alors la réduction de la quantité de cyanobactéries.

Ayant accès à de l’éthanol particulièrement propre (par rapport à de la Vodka, si vous saviez ce que l’on peut trouver dedans ……), un canal de ma pompe doseuse étant libre, je décidais de tenter l’expérience…..

 Ethanol 96% evolution 221108.jpg  

A priori, à partir de 8 ml d’éthanol (environ l’équivalent de 16 ml de vodka) par jour, un voile de bactéries est apparu, le refuge est particulièrement touché et elles couvrent la face avant du bac…..

 

 Refuge voile bactéries 221108.jpg

 

Bactéries voile parois bac 221108.jpg

mais les cyanobactéries ont disparues :

  

Cyanobactéries disparues 221108.jpg

J’ai donc décidé de redescendre progressivement la teneur en éthanol pour arrêter après que l’équivalent de 100 ml ait été utilisé quitte à recommencer si nécessaire. A noter que cette semaine, malgré les teneurs en Ca et Kh de mon bac, le développement des corallines a été plus faible….Y a-t-il un lien ?

  

 

Bref, alcalinité forte, ajout d’éthanol dans mon cas ont permis la disparition des cyanobactéries qui commençaient à apparaître…..

 

Ou alors ce n’était que le hasard et de la chance….va savoir…….

 


25/10/2008 15:11
Un palétuvier dans un aquarium marin suite.  1 commentaires

Contrairement à ce que j’avais pu lire par ailleurs sur les graines de palétuviers, il n’a pas fallu 45 jours pour que les premières racines apparaissent. Deux graines présentent déjà des départs de racine, soit 13 jours après les avoir placées dans le refuge.

Graines palétuvier germées 25102008.jpg

C’est vrai que l’extrémité supérieure des graines semble un peu molle, la graine doit pomper sur ses réserves pour fournir les racines, peut-être également un peu de dessèchement, Paris n’est pas l’atmosphère de la Martinique…..

 

 

Peut-être est-ce le flux et le reflux existant, même s’il est très rapide par rapport à ce qui existe dans la nature, qui a favorisé cette pousse, à moins que ce ne soit juste une question de chance, simplement que c’était la bonne époque pour les graines de germer.

 

Pour les placer définitivement dans le refuge, j’avais prévu depuis longtemps de mettre un bout de tube en PVC transparent percé de trous : diamètre 125, hauteur 23 cm, l’extrémité supérieure (et donc les graines) est hors d’eau à marée basse.

 

Tube PVC transparent percé.jpg

 

J’ai mis du « mineral mud » comme sol dans le  tube, les trous du tube permettant à l’eau de s’écouler à marée basse et également (on verra bien) aux racines de potentiellement pouvoir sortir du tube pour allez dans le sol du refuge.

 

Mineral mud.jpg

 

J’ai remplis à ras bord le tube en PVC avec le substrat

 

Tube PVC plein mineral mud.jpg 

Enfin, j'ai placé 2 graines dans le tube, 1/3 dans le sol.

Graine en place tube PVC refuge 25102008.jpg

Bien sur, l’eau se trouve très fortement avec cette opération.

 

Refuge après implantation graines palé trouble.jpg

 

Mais 2 heures après tout est redevenu normal.

 

Refuge clair après plantation palé.jpg 

Mon seul souci est ce que je vais faire des 8 graines restantes…Si certains sont intéressés, j’échange volontiers contre des boutures de coraux

 

 


14/10/2008 9:15
Un palétuvier dans un aquarium marin.  3 commentaires

Certes le palétuvier dans un aquarium récifal ne sera sans doute pas là pour éliminer tous les nitrates produits par le vivant prospérant dans le bac. Il est probable qu’il n’atteigne jamais également sa taille adulte dans cet univers clôt (quoique que certains heureux possesseurs de bacs gigantesques aient pu concevoir des projets encore plus fous).

Bref, il est là pour faire joli, pour reproduire un milieu intermédiaire pour ceux qui maintiennent un tel écosystème ou simplement parce que l’on aime bien les plantes vertes et une certaine forme de défi, ce qui est mon cas.

 

Allant régulièrement à la Martinique j’avais depuis longtemps le projet de ramener quelques graines de palétuvier rouge pour faire un essai de maintenance dans le refuge de mon bac. Toutes les 5 minutes environ, le volume du refuge varie de +/- 15 litres ce qui n’est jamais que de la simulation de marée même si le tempo n’est pas le bon. Cependant, le palétuvier aura donc une alternance air/eau ce qui à mon sens lui sera plus favorable que le fait d’être toujours dans l’eau de mer….

 

Le palétuvier rouge (Rhizophora mangle) pousse dans la zone inondée, en milieu marin où à l’embouchure des cours d’eau. Cette espèce est caractérisée par des racines aériennes (pneumatophores).

 

A la Martinique on peut trouver la mangrove en différents endroits.  La plus grande surface de mangrove se trouve dans la baie de Genipa, la baie où se trouve Fort-de-France.

En ce moment des pluies très abondantes tombent sur l’île, rendant le sol gorgé d’eau très glissant.

Je suis tout d’abord allé près de la maison de la canne, sur la route de Trois Ilets espérant trouver un chemin à travers la forêt de Vatabe pour aller jusqu’à la mangrove…..A part être trempé et couvert de boue je n’ai pas ramené grand-chose.

 

Puis sur les conseils avisés de M. François Edmond, qui malgré des activités éloignées du palétuvier au sein du Centre Technique de la Canne et du Sucre, connaît bien son île, je suis allé sur la route de la base nautique du Lamentin.

 

Mangrove 0 carte base nautique lamentin.jpg

Effectivement, la route menant à la base nautique passe, au milieu de la mangrove.

 

Le seul souci c’est qu’en ce moment la route est sous l’eau à maints endroits et qu’un 4X4 aurait été plus judicieux que ma petite voiture de location…..

 

Mangrove route inondée 1.jpg

 

Je suis qu’en même passé sans noyer mon moteur. La mangrove occupe la route, des 2 côtés on distingue bien les racines échasses des palétuviers.

Mangrove 2.jpg 

Mangrove 3 racines aériennes.jpg

Mangrove 4 racines aériennes.jpg

Les arbres portent des graines, vertes, puis devenant marrons à l’extrémité. Ces dernières se détachent facilement de l’arbre contrairement aux autres qui, je le suppose, n’ont donc pas encore atteint leur maturité.

 

Mangrove 5 graines.jpg

Sur cette photo on voit bien les graines vertes du côté gauche et les graines plus marrons à droite.

Une aigrette neigeuse (Egretta thula) m’a tenu compagnie quelque temps, pas farouche du tout, j’ai aperçu également une poule d’eau commune et une petite bécasse qui elle ne s’est pas laissée prendre en photo.

 

Mangrove 6 aigrette.jpg

J’ai ramené les graines dans un tube en PVC, emballée dans du sopalin mouillé avec de l’eau douce.

Mangrove 7 graines étalées.jpg

A mon arrivée, j’ai positionné les graines dans le refuge, attachées avec de la ficelle de cuisine à une pince, du côté opposé au HQI qui, initialement avait volontairement été placé de manière décalée en anticipant l’arrivée d’un palétuvier.

 

mangrove 8 graines refuge.jpg

 

On voit bien qu’à marée basse du refuge, seule la pointe de graines trempe dans l’eau.

Mangrove 9 graines refuge.jpg 

Je compte modifier un peu cet arrangement en ajoutant un tube en PVC transparent de 110 mm rempli de mineral mud dans le refuge et en plantant 1 ou 2 graines dedans en espérant ainsi optimiser la germination en étant plus proche des conditions en milieu naturel.

 

Quelques graines ont été également positionnées dans la décantation du bac principal par manque de place dans le refuge.

 

 

Il va falloir de la patience maintenant, apparemment au moins 45 jours avant l’apparition des racines si tout va bien et 100 jours pour les premières feuilles.

 

Comme j’ai ramené 10 graines, ce qui est trop pour mon usage, si certains d’entre vous sont intéressés, je veux bien en échanger contre des boutures de coraux.

 

 

 

 

 

 

 


28/09/2008 19:42
Changement d’eau « to do or not to do" ?  0 commentaires

Sur le papier tout du moins, Jaubert et DSB même combat, pas d’écumeur et les changements d’eau et bien, la question semblait se poser, dans quelques publications sur leur nécessité.

 

Cependant, j’ai mis, volontairement, un écumeur dès le départ, l’utilisation de sable type « sugar » non lavé générant une quantité de limon importante, sans compter les sédiments issus des pierres vivantes. Je me disais qu’après la période de maturation, je l’enlèverai mais en fait vu ce qui se dépose…et bien je l’ai laissé.

 

Le nettoyage hebdomadaire de l’écumeur n’est pas inutile à la vue de ce que le bol contient. Alors et la microfaune perdue de ce fait ? Et bien j’espère que le refuge qui grouille de vie joue son rôle de générateur de plancton et compense les pertes dues à la présence de l’écumeur.

Au départ, sur mon bac précédent de type berlinois, la place aidant, j’avais mis un système de type goutte à goutte de changement d’eau, l’équivalent de 10 % environ par semaine.

 

Sur ce DSB, au début j’ai volontairement laissé un peu courir les changements d’eau, puis en voyant la quantité importante de limon dans la décantation je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose…..

 

 Limon 1 décantation.jpg

 

 

Je suis sur un rythme de changement de 15 % tous les 1,5-2 mois. Lorsque je change l’eau, j’aspire les sédiments en raclant le fond de la décantation avec l’aspiration d’une pompe. Les 40 premiers litres sont très chargés en sédiments.

 

 Limon seau.jpg

 

Après le changement d’eau, le fond de la décantation a retrouvé un aspect plus clair.

 

 Limon après nettoy décantation.jpg

 

 

En fait, c’est sur que si j’avais plus de place, j’automatiserai le changement d’eau plutôt que d’avoir à transporter, 60 litres d’eau osmosée, préparer l’eau de mer dans des bidons de 30 litres la veille du changement, c'est-à-dire que la baignoire est occupée par les bidons et que le CAF râle parce qu’elle ne peut y accéder…

 

Chgt eau bidons.jpg

 

Une fois le changement terminé, la décantation retrouve son aspect usuel.

Nettoyage fini décantation.jpg



27 notes (4 Pages, 8 par page)
[ 1 | 2 | 3 | 4 ]


Albums photo
Aiptazer Lutte contre les Majanos
Blanchiment des coraux janvier mars 2009
Boutures à échanger
Nouveaux habitants janvier 2009 et blanchiment d'un acropora
Habitants et habitants nouveaux le 06122008
Paarmètres du bac et cyanobactéries
Mangrove Martiniquaise
Changement d'eau
Nouveaux arrivants le 13 septembre 2008
Nouveaux arrivants début septembre 2008
Alimentaion pour projecteurs HQI
Bacs visibles en direct
Ma pompe Grotech NG III a rendue l'âme...
Retour de vacances
Ce que contient le refuge après 6 mois
Les premiers SPS introduits après 6 mois
Les premiers poissons après 6 mois de vie de l'aquarium
Où l'on voit que les bernard l'hermite peuvent être dévastateurs...
Les premiers LPS introduits après 5 mois...
Un ampoule HQI 250W a changer
Un siphon dans un refuge qui siphonne toutes les 2,5 min
Suivi de la densité pendant les 4 premiers mois
Tester 0.05 ppm de phosphates avec votre kit habituel c'est possible....
Coraux mous introduits après 4 mois
Installation 2 : Tempête de sable
Mise en place de l'aquarium


Mes Fichiers
Fiche de vie de l'aquarium depuis sa mise eau
google31cbf6b39755e9a4.html
Quelques unes de mes publications scientifiques

Mes Liens
Sites ou blogs aquariophiles
Annuaires
Bacs visibles en direct



Soyez averti lors de l'ajout d'une nouvelle note sur ce blog

Envoyez l'adresse de ce blog à un(des) ami(s)





visites
Photos récentes
Un service de Space-Blogs.com: créer son blog - partenaire: Aquarium eau de mer